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Editorial
Nombre de systèmes agricoles pratiqués de nos jours ont une chose en commun : ils sont en situation de stress profond et, de plus en plus, incapables de satisfaire les besoins des producteurs. Les pratiques en cours ne permettent plus au sol et aux ressources naturelles de se régénérer et les procédés écologiques aptes à garantir la viabilité ont été détruits. Dans ce numéro, nous avons étudié comment les agriculteurs gèrent ce processus de transition vers des systèmes agricoles plus durables et comment les appuyer avec l’aide de leurs homologues, d’organisations extérieures ou par des motivations externes.
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Depuis 2004, les femmes agricultrices du district de Mkuranga, à 40 km au sud de Dar es-salaam, la capitale de la Tanzanie travaillent ensemble à la production et à la transformation de légumes bio. Constituées en groupements d’entraide communautaires, les femmes combinent des pratiques traditionnelles et modernes et parviennent grâce à leur production bio à varier les régimes alimentaires et à augmenter leurs sources de revenus. Au delà de ces impacts, les femmes ont surtout réussi à donner une autre dimension sociale à leurs activités agricoles en participant dorénavant à toutes les décisions concernant leur communauté.
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Sur le Cabiokid situé dans l’île de Luzon, aux philippines, un ingénieur associe à un agronome et un promoteur pour expérimenter un nouveau système de production, la permaculture. Les principes de ce concept de permaculture sont la productivité, la biodiversité et la diversité des sources de revenus. A trois ils réussissent à réduire la dépendance de leur exploitation vis-à-vis de l’alimentation extérieure en eau et à baisser l’échelle de production de riz pour réaliser un système de polyculture. Après seulement 5 années d’effort, les résultats sont au rendez vous, dépassant largement leurs attentes. Les populations locales s’intéressent de plus en plus à la permaculture même si, le faible appui du gouvernement et les difficultés d’accès à la terre constituent des obstacles de taille à la réplicabilité de cette expérience.
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Spécialisés dans la culture intensive de pommes de terre, José et Silvia Licheski tous deux issus de familles d’agriculteurs ont poursuivi le même système agricole que leurs parents reposant sur la mécanisation et l’utilisation de produits agrochimiques. Avec les fluctuations du marché, le revenu de la famille était souvent précaire et rendait difficile toute tentative d’épargne. Entre 1995 – 1996, la famille commence un processus de transition vers une agriculture écologique qui intègre à la fois des aspects technique et économique. Aujourd’hui, en combinant leur savoir-faire et les informations à leur disposition, la famille a prouvé que ce système de production peut être viable et rentable.
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Le programme de Gestion Intégrée de la Production et des Déprédateurs (GIPD) aide les petits producteurs à mettre en place un système de production plus durable qui intègre une gestion rationnelle de l’environnement. En effet, les aléas climatiques, la pauvreté des sols, les pertes de cultures dues aux maladies et aux ravageurs ont amené la plupart des agriculteurs à se tourner vers des pratiques agricoles néfastes pour la santé et qui fragilisent l’écosystème. A travers les Champs Ecoles Paysans (CEP), le programme a réussi d’une part à orienter les petits exploitants vers la production d\'une culture saine et plus durable et d’autre part à développer un réseau national de formateurs.
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