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Des champs paysans à Rio+20
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Des approches agroécologiques pour renforcer la résilience

Written by Clara Inés Nicholls , Miguel A. Altieri last modified Jul 10, 2012 04:51 PM

L’approche Révolution verte a donné de bons résultats dans les zones riches en ressources dotées d’un climat stable et d’une énergie bon marché. Des millions d’hectares ont été transformés en des systèmes agricoles à grande échelle, spécialisés et tributaires des intrants. Toutefois, les engrais, les pesticides, le matériel agricole, ou encore le carburant nécessaires proviennent de combustibles fossiles épuisables et de plus en plus onéreux. En outre, les conditions climatiques extrêmes deviennent plus fréquentes, tandis que ces systèmes agricoles intensifs s’affaiblissent et deviennent plus vulnérables. Heureusement, des alternatives sont en place pour renforcer la résilience et garantir des rendements élevés.

Les agro-écosystèmes complexes sont capables de s’adapter et de résister aux effets du changement climatiques. Photos : Faris Ahmed, Mirjam Pulleman
Complex agro-ecosystems are able to adapt and resist the effects of climate change. Photos: Faris Ahmed, Mirjam Pulleman
Les efforts consentis pour renforcer l’adaptabilité de l’agriculture industrielle aux conditions climatiques extrêmes et changeantes restent négligeables, hormis l’attention portée aux « solutions miracles » telles que la modification génétique, processus dans lequel les cultures sont censées se développer dans des milieux hostiles.

Quasiment aucune initiative n’a été prise en matière de conception de pratiques de gestion pour une résilience renforcée des monocultures au changement climatique. L’efficacité des pratiques et projets agroécologiques n’est pourtant plus à démontrer.

En effet, de nombreuses études révèlent que les petits exploitants agricoles adeptes des pratiques agroécologiques arrivent à faire face, voire à anticiper, les changements climatiques et à réduire ainsi les risques de mauvaises récoltes. D’après les résultats de nombreuses études, ces pratiques offrent une meilleure résistance aux conditions climatiques grâce à des méthodes efficaces de réduction de la vulnérabilité et de renforcement de l’agriculture durable.

Forts de ces données, de nombreux spécialistes ont recommandé le sauvetage des systèmes de gestion traditionnels, doublé de l’application de stratégies de gestion agroécologiques, comme étant sans doute le seul moyen viable et solide pour accroître la productivité, la durabilité et la résilience de la production agricole. Dans le présent article, nous étudions un certain nombre de méthodes de mise en oeuvre de ces stratégies dans la conception et la gestion des écosystèmes agricoles afin de permettre aux agriculteurs d’adopter une stratégie porteuse d’avantages économiques à la clé.

Des systèmes agricoles divers

REDAGRES

REDAGRES (Red Iberoamericana de Agroecologia para el Desarrollo de Sistemas Agricolas Resilientes al Cambio Climatico - Réseau ibéro-américain d’agroécologie pour le développement de systèmes agricoles résilients au changement climatique) est un réseau de scientifiques et de chercheurs basé dans 8 pays dont les objectifs consistent à promouvoir l’échange de connaissances et d’informations relatives à l’agriculture et au changement climatique. En plus d’analyser l’impact du changement climatique sur la production agricole, REDAGRES privilégie l’étude de différentes stratégies d’adaptation aux conditions climatiques extrêmes et l’application des principes agroécologiques pour la conception et la mise à l’échelle d’écosystèmes agricoles résilients face au changement climatique.

Il y a quelques mois, REDAGRES a lancé un projet biennal dans le cadre duquel il a mené une enquête sur les systèmes agricoles à petite échelle dans certaines régions d’Amérique latine afin d’identifier les systèmes qui ont résisté aux conditions climatiques récemment ou dans le passé et de comprendre leurs principales caractéristiques. Les nouveaux principes sont vulgarisés dans les familles agricoles des communautés avoisinantes et d’autres familles dans la région par le biais de journées sur le terrain, de visites croisées, de cours et de séminaires de courte durée, mais également par l’élaboration d’un manuel de l’agriculteur convivial décrivant comment évaluer le niveau de résilience de chaque exploitation agricole et proposant des méthodes de renforcement de la résistance.

D’après les résultats d’analyses détaillées des performances agricoles suite à des phénomènes météorologiques extrêmes, la résilience aux intempéries est étroitement liée à la richesse de la biodiversité de l’exploitation agricole. Selon une enquête menée dans les collines de l’Amérique centrale après le passage de l’ouragan Mitch, les agriculteurs fidèles aux pratiques de diversification (cultures de couverture, cultures intercalaires et agroforesterie) ont subi moins de dégâts que leurs voisins partisans de la monoculture classique.

Une étude sur plus de 1 800 exploitations agricoles « durables » et « classiques » proches les unes des autres au Nicaragua, au Honduras et au Guatemala a révélé que les parcelles « durables » disposaient de 20 à 40 % de couche arable supplémentaire, bénéficiaient d’une plus grande humidité du sol et souffraient moins de l’érosion, et ont également enregistré moins de pertes économiques que les exploitations classiques voisines.

De même, les plantations de café au Mexique, forts de leur complexité et de leur diversité en espèces végétales, ont subi moins de dégâts du cyclone Stan. Par ailleurs, 40 jours après le passage du cyclone Ike à Cuba en 2008, les chercheurs ont constaté que les exploitations diversifiées ont essuyé des pertes de 50 %, tandis que les monocultures voisines ont subi 90 % voire 100 % de pertes. De même, les exploitations agroécologiques ont retrouvé plus rapidement la voie de la productivité que les exploitations monoculturales.

Ces exemples, parmi tant d’autres, démontrent à quel point les écosystèmes agricoles complexes sont à même de s’adapter et de résister aux effets du changement climatique. Les systèmes agroforestiers ont prouvé leur capacité à protéger les cultures contre les graves changements de température grâce au maintien de celles-ci dans leurs conditions quasi optimales. De plus en plus de systèmes de culture du café d’ombre se sont révélé efficaces dans la protection des cultures contre la baisse des précipitations et la réduction de la disponibilité en eau du sol grâce à l’action de la voûte végétale (étage supérieur du couvert végétal) qui réduit l’évaporation du sol et renforce l’infiltration de l’eau dans le sol.

Dans le même temps, les cultures intercalaires permettent aux agriculteurs de produire simultanément des cultures différentes et de réduire les risques. Les rendements des polycultures sont plus stables et sont moins susceptibles à des baisses de productivité en période de sécheresse. Selon une étude de l’impact de la sécheresse (Natarajan et Willey, 1986) sur les polycultures, les cultures intercalaires s’avèrent énormément efficaces. Il est très intéressant de noter que le taux de sur-rendement a en fait augmenté avec le stress hydrique, ce qui indique que les différences relatives en termes de productivité entre les monocultures et les polycultures sont plus significatives avec l’augmentation du déficit en eau.

Les systèmes sylvo-pastoraux intensifs qui combinent arbres, palmiers, pâturages et arbustes fourragers plantés à des densités élevées constituent un autre exemple. La rotation des pâturages permet d’atteindre de fortes densités d’élevage et favorise la production naturelle de lait et de viande dans ces systèmes. Dans l’exploitation agricole d’El Hatico, dans le Cauca, en Colombie, un systèmes sylvo-pastoral intensif à cinq étages composé d’une couche d’herbes, d’arbustes leucaena, d’arbres de taille moyenne et d’un auvent de grands arbres a, au cours des 18 dernières années, permis d’augmenter les taux de charge à 4,3 vaches laitières par hectare et la production laitière de 130 %, mais également à éliminer complètement l’utilisation d’engrais chimiques.

Même si 2009 a été l’année la plus sèche à El Hatico depuis 40 ans, et que les agriculteurs ont connu une réduction de 25 % de la biomasse des pâturages, la production de fourrage est restée constante tout au long de l’année, neutralisant les effets négatifs de la sécheresse sur l’ensemble du système. Pour faire face aux conditions climatiques extrêmes, les agriculteurs ont dû ajuster leurs taux de charge.

Cette mesure n’a pas empêché l’exploitation d’enregistrer, en 2009, la plus forte production laitière jamais réalisée, avec une augmentation surprenante de 10 % par rapport aux quatre années précédentes. Parallèlement, les agriculteurs d’autres régions du pays ont signalé des pertes de poids considérables et des taux de mortalité élevés chez les animaux en raison de la famine et de la soif.

Les avantages combinés de la gestion rationnelle de l’eau, du microclimat favorable, de la biodiversité et des stocks de carbone dans les systèmes agricoles diversifiés décrits ci-dessus, fournissent non seulement des biens et services environnementaux pour les producteurs, mais également une plus grande résilience au changement climatique.

Renforcement de la matière organique du sol (MOS)

Davantage d’informations pour une meilleure planification

Des réunions communautaires comme celle-ci, tenue en août 2008, sont essentielles pour la préparation du «calendrier des semis».Le projet Sakai mis en oeuvre au Kenya montre à quel point les informations relatives au climat et à la météo sont importantes lorsqu’il faut s’adapter au changement climatique. Le projet pilote s’inscrivait dans le cadre d’un projet régional sur “Intégrer la vulnérabilité et l’adaptation au changement climatique dans la planification et la mise en oeuvre des politiques de développement durable en Afrique australe et orientale” («Integrating Vulnerability and Adaptation to Climate Change into Sustainable Development Policy Planning and Implementation in Southern and Eastern Africa», ACCESA). Parmi ses principaux objectifs il faut inclure la sécurité alimentaire des foyers, la réduction de la pauvreté et la facilitation de l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans les politiques liées à la prise en charge des catastrophes et au développement durable des terres arides et semi-arides du Kenya. Ce projet qui a démarré en 2006 est exécuté à Sakai, dans la province orientale du Kenya.

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Cet article a été publié dans le numéro 24.4 de LEISA Magazine (Décembre 2008). Cynthia Brenda Awuor était Associée à la recherche au Stockholm Environment Institute – Oxford, Red Cross Road, Nairobi, Kenya.
E-mail: cawuor@gmail.com

La productivité des cultures dans des conditions arides souffre énormément du manque d’eau dans le sol. Le pourcentage de matière organique du sol, également appelé teneur en MOS, est un indicateur fiable de la productivité des cultures dans les régions semi-arides, car la MOS renforce la capacité du sol à stocker et à transmettre l’air et l’eau.

L’ajout régulier de grandes quantités de matière organique constitue une autre stratégie clé appliquée par de nombreux agriculteurs. La gestion de la matière organique du sol s’inscrit au coeur de tous les efforts en faveur de sols sains bénéficiant d’une activité biologique dynamique et de bonnes caractéristiques physiques et chimiques.

La MOS joue un rôle vital dans la résilience en accroissant la capacité du sol à retenir l’eau, ce qui renforce la tolérance à la sécheresse et améliore l’infiltration, tout en empêchant le lessivage des particules du sol par les pluies intenses. La MOS améliore également l’agrégation du sol en retenant fermement les particules de celui-ci en cas de pluie ou de tempêtes de vent.

Dans le même temps, les sols riches en matière organique contiennent généralement des champignons mycorhiziens symbiotiques, tels que les champignons mycorhiziens arbusculaires, éléments clés des populations microbiennes qui influencent la croissance des plantes et la productivité des sols.

Les champignons mycorhiziens arbusculaires sont essentiels dans la mesure où ils améliorent les interactions entre les plantes et l’eau et renforcent par conséquent la résistance à la sécheresse. Cette capacité de résistance qu’offre la symbiose spécifique entre les champignons et les plantes constitue un atout majeur dans les zones touchées par le manque d’eau : l’infection des champignons mycorhiziens arbusculaires augmenterait l’absorption des nutriments dans les plantes en situation de stress hydrique et permettrait aux plantes d’utiliser l’eau de manière plus rationnelle.

Gestion de la couverture du sol

Mesure de la résistance agroécologique face à l’ouragan Mitch

Las parcelas sostenibles tenían del 20 al 40% más de tierra superficial.  Foto: Vecinos MundialesEn octobre 1998, l’ouragan Mitch, l’un des cinq plus puissants ouragans à avoir frappé les Caraïbes au cours du 20ème siècle, a gravement touché le secteur agricole du Nicaragua, du Honduras et du Guatemala. La plupart des observateurs s’accordent à dire que l’ampleur de la catastrophe massive, en vérité sans précédent, faisait suite à des décennies de déforestation, d’agriculture non durable et d’actions ayant conduit à la dégradation de l’environnement. Toutefois, les observations in situ ont révélé quelque chose de différent, à savoir : les exploitations agricoles dans lesquelles des pratiques «durables» ont été appliquées ont moins souffert que les exploitations «traditionnelles».

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Cet article est d’abord paru dans le numéro 17.1 de LEISA revista de agroecología (Juillet 2001). Eric Hot Gimenez travaillait à l’époque au Département d’Etudes environnementales de l’Université de Californie à Santa Cruz, U.S.A. Aujourd’hui, il est Directeur exécutif de Food First/ Institute for Food and Development Policy.
E-mail: eholtgim@foodfirst.org

La protection du sol contre l’érosion constitue également une stratégie fondamentale pour améliorer la résilience. Le paillage des cultures de couverture et les engrais verts offrent de nombreux avantages.

Le paillage du chaume perturbe le processus de dessèchement du sol en protégeant la surface du sol à l’aide des résidus. Il permet de réduire la vitesse du vent jusqu’à 99 % et de ramener par conséquent les pertes dues à l’évaporation à des proportions minimales.

En outre, les cultures de couverture et les résidus d’herbes peuvent améliorer la pénétration de l’eau et diminuer de 2 à 6 fois les pertes par ruissellement d’eau.

Partout en Amérique centrale, CIDDICO, Vecinos Mundiales et d’autres ONG ont encouragé l’utilisation de légumineuses à grains comme engrais verts, une source peu coûteuse d’engrais bio et un moyen d’accumuler de la matière organique.

Des centaines d’agriculteurs de la côte nord du Honduras utilisent le pois mascate (Mucuna pruriens) et obtiennent d’excellents résultats, notamment des rendements de maïs d’environ 3 000 kg/ha, soit plus du double de la moyenne nationale.

Ces haricots produisent près de 30 tonnes/ ha de biomasse par an, soit environ 90 à 100 kg N/ ha par an. Le système réduit le stress hydrique, car la couche de paillis laissée par le Mucuna permet de conserver l’eau dans le sol, ce qui rend les nutriments facilement disponibles pour les cultures pendant les périodes d’absorption intense.

Aujourd’hui, plus de 125 000 agriculteurs utilisent les engrais verts et les cultures de couverture à Santa Catarina au Brésil. Les familles agricoles des collines ont modifié le système classique sans labourage en commençant par laisser les résidus végétaux sur la surface du sol. Ils ont constaté ainsi une réduction dans l’érosion du sol et ont également subi moins de fluctuations au niveau de l’humidité et de la température du sol. Les applications répétées de biomasse fraîche ont contribué à l’enrichissement des sols, à la réduction de l’érosion et de la croissance des mauvaises herbes, ainsi qu’à l’amélioration des performances des cultures.

Ces nouveaux systèmes s’appuient sur les mélanges des cultures de couverture de l’hiver comme de l’été qui laissent un résidu épais sur lequel les cultures comme le maïs, les haricots, le blé, les oignons ou les tomates sont directement semés ou plantés, ce qui réduit considérablement l’impact de l’interférence des mauvaises herbes pendant la saison de croissance. Durant la saison 2008-2009, marquée par une grave sécheresse, les producteurs de maïs classiques ont enregistré en moyenne une perte de rendement de 50 %, soit des niveaux de productivité de 4 500 kilos par hectare. Toutefois, les producteurs qui étaient passés aux pratiques agroécologiques sans labourage n’ont connu que 20 % de perte, confirmant la meilleure résilience de ces systèmes.

La résilience sociale en plus

De plus en plus de peuplements végétaux résistent mieux aux perturbations et sont plus résilients face aux perturbations de l’environnement dues aux violentes intempéries. La diversification des cultures représente sans aucun doute une stratégie à long terme pour les agriculteurs en proie à une météo imprévisible. Le recours à la diversification au sein des systèmes agricoles peut réduire considérablement la vulnérabilité des systèmes de production, tout en protégeant agriculteurs et production agricole.

Les agriculteurs partisans de la diversité comme stratégie de gestion des cultures ajoutent en général de grandes quantités de matière organique dans leurs sols pour renforcer davantage la capacité en eau de ces derniers. La gestion des cultures de couverture et des engrais verts permet non seulement d’améliorer la couverture des sols grâce à la protection contre l’érosion, mais elle ajoute également de la biomasse qui, à son tour, contribue à l’augmentation de la teneur en MOS.

Les stratégies efficaces pour la résilience écologique des systèmes agricoles sont essentielles, mais elles ne suffisent pas à atteindre la durabilité. La résilience sociale, définie comme la capacité des groupes ou communautés à s’adapter aux conditions sociales, politiques ou environnementales externes, doit aller de pair avec la résilience écologique. Pour être résilientes, les sociétés rurales doivent généralement démontrer leur capacité à atténuer les perturbations à l’aide de méthodes agroécologiques adoptées et diffusées à travers l’autoorganisation et l’action collective (Tompkins et Adger, 2004). La réduction de la vulnérabilité sociale par le biais de l’extension et de la consolidation des réseaux sociaux, tant au plan local que régional, peut contribuer au renforcement de la résilience dans les écosystèmes agricoles.

La vulnérabilité des communautés agricoles dépend du niveau de développement du capital naturel et social, facteur de résistance aux chocs climatiques pour les agriculteurs et leurs systèmes. La capacité d’adaptation fait référence à l’ensemble des conditions sociales et agroécologiques préalables permettant aux personnes et aux groupes, ainsi qu’à leurs exploitations agricoles, de faire preuve de résilience face au changement climatique. Les communautés, à des degrés divers, sont en mesure de faire face aux changements des conditions environnementales, mais ces réponses ne sont pas toujours durables.

Le défi consiste à identifier les meilleures solutions en vue de les amplifier afin de réduire la vulnérabilité par l’amélioration de la capacité de réaction des communautés pour déployer des mécanismes agroécologiques permettant aux agriculteurs de résister et de se remettre des phénomènes climatiques. Les stratégies en matière d’organisation sociale (réseaux de solidarité, échange de nourriture, etc.) utilisées par les agriculteurs afin de faire face aux circonstances difficiles imposées par la rigueur climatique constituent ainsi un élément clé de la résilience.

Clara Ines Nicholls et Miguel A. Altieri

Clara Ines Nicholls est la coordinatrice de REDEAGRES (Red Iberoamericana de Agroecologia para el Desarrollo de Sistemas Agricolas Resilientes al Cambio Climatico, Réseau ibéro-américain d’agro-écologie pour le développement de systèmes agricoles résilients au changement climatique).
E-mail: nicholls@berkeley.edu

Miguel A. Altieri (agroeco3@ berkeley.edu) est le président de SOCLA (Sociedad Cientifica LatinoA Mericana de Agroecologia, Société scientifique d’agro-écologique de l’Amérique latine).

Références

Lin, B.B., Perfecto, I., Vandermeer, J., 2008. Synergies between Agricultural Intensification and Climate Change Could Create Surprising Vulnerabilities for Crops. BioScience 58, 847-854. Natarajan, M, Willey R.W. 1996. The effects of water stress on yields advantages of intercropping systems. Field Crops Research 13: 117-131

Tompkins, E.L and Adger, W.N. 2004. Does Adaptive Management of Natural Resources Enhance Resilience to Climate Change? Ecology and Society 9(2): 10. [online] URL: http://www.ecologyandsociety.org/vol9/iss2/art10

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